A
ACIER
(GRAVURE SUR)
Gravure au burin faite sur une plaque en acier qui sera ensuite adoucie
à l'acide.
Ce procédé apparait dans le courant du 19eme
siècle.
ACHEVÉ D'IMPRIMER
Mention placée à la fin d'un livre et indiquant
la date à laquelle l'impression en a
été terminée ainsi que,
généralement, le nom de l'imprimeur (voir
colophon ).
ADRESSE
Indication du lieu d’un livre.
AIS
(RELIURE)
Plat de bois recouvert de peau (remplacé plus tard par du
carton
ALBUMS AMICORUM
Appellés aussi liber amicorum . Cahiers composés
de papiers en tous genres, généralement
très bien reliés. Ils sont le plus souvent
destinés à un dédicataire en hommage
duquel, on (les amis) reunit de courts tex tes, des poésies,
des dessins, éventuellement des photographies.
ALDE
Célèbres imprimeurs humanistes
vénitiens de la fin du XVe et du XVIe siècle,
dont le fondateur fut Alde Manuce. On parle d'une "impression Aldine",
reconnaissable à sa belle marque d'imprimeur
composée d'une ancre et d'un dauphin.
ANASTATIQUE
(RÉIMPRESSION)
Reproduction par décalque sur une pierre lithographique,
permettant un tirageà l'identique peu onéreux.
ANTIPHONAIRE
D'antiphone ou antienne. Romain ou grégorien, ce livre
liturgique contient tout le chant noté des offices de la
journéeet de la nuit.
APPENDICE
Ensemble de remarques et de notes à la fin d'un ouvrage.
AQUARELLE
Méthode de peinture utilisant un pigment dilué
à l'eaU Elle joue sur la tranqparence des couleurs et la
luminosité du papier ( blanc )
qui sert de support. Elle atteint sa maturité au
XIX° quant à l'illustration de nombreux ouvrages,
permettant de colorier les hors-textes qui les accompagnent.
AQUATINTE
(GRAVURE)
Type d'impression à l'eau-forte où le
métal est protégé par une fine poudre
de résine. L'action de l'acide produit sur la plaque une
multitude de petits points. On obtient différentes
tonalités en variant les qualités de poudre, la
force de l'acide ou la durée de la morsure.
ARMES
(RELIURE)
Marques héraldiques de possession frappées sur
une reliure.
ATLAS
Première utilisation du mot dans le titre d'un livre par
Mercator en 1595
AVANT LA LETTRE
Epreuve d'une estampe réalisée avant l'impression
du texte qui doit l'accompagner : titre, auteurs, lieu, etc.
Ces épreuves, au tirage souvent plus intense que les
suivantes, sont très appréciées des
bibliophiles.
B
BANDEAU
Ornement décoratif en tête de la page.
BASANE
(RELIURE)
Peau de mouton utilisée pour la reliure ordinaire.
BOIS
(GRAVURE SUR)
Procédé de gravure en relief
exécuté sur une planche de bois. Contrairement
aux procédés de gravure en creux, ce n'est pas le
dessin que l'on veut imprimer qui est gravé, mais ce qui
doit rester blanc sur le papier qui est creusé. L'image se
retrouve ainsi en relief et sera enduite d'encre. Il existe deux types
de gravure sur bois. La gravure sur bois de fil,
exécutée sur une planche dont la coupe est
longitudinale, et la gravure sur bois de bout,
exécutée sur une planche dont la coupe est
transversale. Cette dernière permet d'exécuter un
plus grand nombre d'exemplaires et fut fréquemment
utilisée à la fin du XIXe siècle dans
l'édition de volumes et pour les illustrations de journaux.
BOIS ORIGINAL
Gravure sur bois dessinée et gravée par un seul
et même artiste.
BOX
(RELIURE)
Peau de veau préparée au chrome, à
l’aspect lisse et brillant, qui convient
particulièrement à la reliure
de luxe moderne.
BRADEL
(RELIURE)
Procédé inventé par le relieur Bradel
à la fin du XVIIIe siècle,
caractérisé par un dos sans nerfs, une gorge
à la charnière des plats, le volume
s’ouvrant alors plus facilement. Ce n'était
à l'origine qu'un état provisoire, en attente de
la reliure définitive
BREVIAIRE
Cet ouvrage liturgique contient : l'office divin , le calendrier ,
psautier, hymnes, lectures bibliques,
vie des saints, oraisons, bénédictions,
prières y sont réunis pour toute
l'année chrétienne .
BROCHURE
Imprimé non relié
BURIN
(GRAVURE AU)
Procédé d'impression en creux qui prend son nom
de l'outil principal utilisé, le burin, qui est une tige en
acier dont la pointe est taillée en biseau pour creuser le
métal. La gravure au burin est un des principaux
procédés utilisé en taille-douce pour
obtenir une gravure à la ligne, au trait précis.
(Elle a été surtout utilisée au XVIIe
siècle et au XXe siècle.
C
CAHIER
Feuille ou partie de feuille de papier qui, après pliure,
forme un tout et porte une signature
permettant l'assemblage. Un livre est constitué de plusieurs
cahiers assemblés et cousus ensemble.
CALLIGRAPHIE
Du grec callos (beauté) et graphô
(écrire). La calligraphie englobe toutes les techniques qui
permettent d'écrire à la main de beaux
textes.C'est avant l'avènement de l'imprimerie, alors que
les livres étaient exécutés
à la main principalement dans les monastères, que
la majorité des types de calligraphie furent
inventés. Le texte était souvent
réhaussé de motifs décoratifs et
d'enluminures. Aujourd'hui on l'utilise surtout pour produire certains
documents en petite quantité (diplômes, adresses,
etc.) ou encore en publicité, lorsque la typographie ne
suffit pas à satisfaire les besoin d'un ouvrage.
CARTONNAGE
Reliure légère, simplifiée, dont les
plats et le dos sont en carton recouvert de papier imprimé
ou non,
quelquefois de toile ou de basane.
CARTOUCHE
Vignette servant à entourer, à encadrer quelques
lignes, ou un emblème, des armoiries, …
CASSE
Casier en bois contenant les caractères.
CARTON
Feuillet réimprimé en cours de tirage et en
remplaçant un autre, fautif ou censuré.
On dit d’un exemplaire qu’il est
cartonné ou non cartonné (ou aussi
«avant les cartons»).
CHAGRIN
(RELIURE) :
Cuir à petit grain, fabriqué à partir
de peaux d’âne, de mulet, de cheval.
CHALCOGRAPHIE
Gravure sur cuivre et, par extention, sur métal. Aussi, le
lieu où l'on fait et où l'on expose des planches
gravées par ce procédé. La plus connue
est certainement la chalcographie du Louvre, fondée sous
Louis XIV, où sont conservées une très
grande quantité de planches gravées et
où l'on réédite même
certaines d'entre elles.
CHARNIERE
(RELIURE) :
Articulation du plat et du dos d’un volume.
CHIFFON
(PAPIER DE)
Les chiffons, principalement ceux de lin et de chanvre, constituaient
autrefois la principale matière première du
papier. L'utilisation de plus en plus grande de la pâte de
bois à partir du milieu du XIXe siècle, amena les
éditeurs à réserver le papier fait
à partir de chiffons aux éditions plus luxueuses.
Les papier à base de chiffons (que l'on appelle aussi pur
fil) sont appréciés pour leur beauté
et leur bonne tenue dans le temps. (angl. Rag paper).
CHIFFRE
Entrelacement de deux ou plusieurs lettres initiales d'un nom.
CHINE
(PAPIER DE)
Papier de teinte légèrement grisâtre
fabriqué à partir d'herbes et de plantes
fibreuses telles que le chanvre,
le jute, le bambou, … La fabrication du papier de Chine
remonterait à l'an 105 de notre ère.
Il se prête particulièrement bien à
l'impression des gravures.
CHROMOLITHOGRAPHIE
Lithographie en couleur exécutée à
l'aide de plusieurs pierres. A la fin du siècle dernier, ce
procédé fut très répandu
pour reproduire des images pieuses, des cartes postales, des
publicités, des affiches et, bien sûr, pour
l'illustration de livres.
COIFFE
(RELIURE) :
Extrémité du dos d’un livre,
l’une est la coiffe de tête (haut),
l’autre est la coiffe de queue (bas).
COINS
(RELIURE) :
Morceaux de peau ou de toile dont on garnit les angles des couvertures
des livres afin de les consolider.
COLLATIONNER
Décompte de l'ordre des feuilles et des cahiers, des
planches et gravures hors texte, pour s'assurer
qu'ils sont bien en place et que le livre est complet.
(EDITION)
Ouvrage groupant les oeuvres d'un auteur parues
séparément. Une édition collective
peut contenir un certain nombre d'éditions originales ou des
textes qui, remaniés par l'auteur, sont
présentés dans leur forme définitive.
COLOPHON
Du grec Kolophôn, «fin, terminaison».
Note imprimée ou manuscrite, à la fin
d’un ouvrage, indiquant les éléments
matériels de l’édition. Dans un livre
ancien, et avant l’apparition de la page de titre, il
rassemblait les indications sur l’édition :
auteur, titre, imprimeur, date.
COLORIAGE
Action de colorier les hors-texte d'un ouvrage; au XIX° avec
des couleurs à l’eau en jouant sur leur
transparence et précedement avec des pigments opaques.
COMPOSITEUR
Ouvrier typographe chargé de composer un ouvrage.
COMPOSTEUR
Règle de métal sur laquelle l'ouvrier place les
caractères
CONTREPLAT
(RELIURE) :
Intérieur du plat d’une reliure.
COQUILLE
Faute dans la composition typographique d'une lettre ou d'un signe.
Désigne aussi une couleur de papier.
CORPS
Dimension du caractère : le corps s'exprime en points.
CORPS D'OUVRAGE
C'est la partie de la reliure commençant à la
couture et se terminant avant la couverture.
COUCHÉ
(PAPIER)
Papier traité à l'aide de pigments
adhésifs, de laque ou de vernis, pour le rendre
lustré.
Ce procédé rehausse la qualité
d'impression.
COUVERTURE
Les livres étaient autrefois tous destinés
à être reliés. On les mettait sur le
marché soit déjà reliés,
soit recouverts d'une simple feuille de papier sans impression
(couvertures muettes). Vers la fin du XVIIIe siècle
apparaissent les premières couvertures imprimées
qui reprennent les informations contenues sur la page de titre, parfois
dans un encadrement décoratif.
COUVERTURES CONSERVÉES
Se dit lorsqu'un ouvrage a été relié
avec ses couvertures d'origine.
COUVERTURE FACTICE
Se dit lorsque la couverture imprimée a
été remplacée par une couverture de
papier quelconque.
COUVERTURE MUETTE
Se dit lorsque la couverture est dépourvue d'impression.
CUIR DE RUSSIE
(RELIURE) :
Cuir traité dans un bain d’écorces de
bouleaU D’une grande réputation auprès
des bibliophiles il est cependant très fragile.
CUL DE LAMPE
Figure gravée qui clot les chapitres.
CUVETTE
(GRAVURE)
Nom de l'empreinte que laisse la forme de la plaque de métal
sur le papier.
D
DAIM OU AGNEAU
Peaux chamoisées, extrèmement souples.
DECOR A FROID
(RELIURE) :
Reliure décorée ou estampée,
d’où l’or est absent.
DÉDICACE
Hommage qu'un auteur fait de son œuvre à quelqu'un
par une inscription imprimée en tête de l'ouvrage
(l'édition lui est dédiée).
DEMI-RELIURE
Reliure sur laquelle le dos et une petite partie des plats sont
couverts par le cuir ou la toile, le reste des plats étant
compsés de papier, marbré ou uni.
DENTELLE
Dessin poussé à l'aide de fers
spéciaux sur les plats (ou quelquefois sur les chasses) et
rappelant ce tissU
DOMINOTÉ
Papier décoré ancien utilisé surtout
au XVIIIe pour la couverture des livres brochés, et les
gardes des livres reliés, dont le décor
polychrome était obtenu à l'aide de bois
gravés en taille d'épargne.
DOMINOTIER
De l'italien domino (origine du 16 ème siècle).
Corps de métier qui fabriquait les papiers
marbrés ou plutôt colorés servant
autrefois à la garniture intérieure des coffres
tiroirs , la tapisserie des murs mais aussi les images pieuses les
cartes à jouer.
DORURE
Décoration et titrage de la reliure d'un livre par
l'application à chaud, à l'aide de fers et de
poinçons, d'une fine pellicule dorée. Dans la
reliure d'art, on utilise de l'or fin.
DOS
(RELIURE) :
Partie visible du livre, lorsqu’il est rangé dans
la bibliothèque. Il porte généralement
le nom de l’auteur et le titre.
DOUBLURE
(RELIURE) :
Revêtement de luxe du contreplat de la reliure, en veau,
maroquin, daim, soie, etc. (reliure doublée).
E
EAU-FORTE
(GRAVURE à l')
Procédé de gravure en creux qui s'obtient
grâce à une réaction chimique. La
plaque de métal est d'abord recouverte d'un vernis ou d'une
résine. On peut alors librement exécuter un
dessin sur la plaque, enlevant ainsi la couche de vernis à
certains endroits. La plaque est ensuite placée dans un bain
d'acide qui, par réaction chimique, creuse le
métal. On parle de morsure. Lorsque la plaque est
nettoyée de son vernis, elle est prête
à recevoir l'encre, les autres étapes de
l'impression se faisant de la même manière que
pour les autres techniques de l'intaglio. Une eau-forte
désigne aussi l'estampe obtenue grâce à
ce procédé. (Voir Aquatinte.)
Sur une plaque de cuivre enduite de vernis, un artiste dessine une
composition à l’aide d’une pointe
d’acier. La plaque est soumise à un bain
d’acide («eau forte») qui creuse le
cuivre là où le vernis a
été entamé par la pointe. Le cuivre
débarrassé de son vernis est encré.
L’encre logée dans les parties entamées
de la plaque se reporte sur le papier par forte pression (presse en
taille-douce, distincte de la presse typographique).
Voir aussi «taille-douce».
ECAILLE
Se dit d'une coloration à teintes multiples, imitant
l'écaille, que les relieurs appliquent sur les plats de
certains cuirs ou sur les tranches.
EAU-FORTE ORIGINALE
Eau-forte dont le dessin et la gravure ont été
réalisés par un seul et même artiste.
EDITION
Ensemble du tirage d’un ouvrage.
EDITION ORIGINALE
Première publication d’un ouvrage en librairie
généralement faite sous le contrôle ou
avec le consentement de l’auteur .Dans le cas d’une
publication antérieure dans une revue, on parle
d’édition
«pré-originale».
EDITION PRÉORIGINALE
Texte publié en feuilleton dans un journal avant
d'être publié en volume.
ELZÉVIR
Volume publié par les Elzévir, famille
d'imprimeurs-libraires hollandais.
EMBOITAGE
Protection des ouvrages généralement
constitué d'une chemise et d'un étui carton,
parfois recouvert.
Un double emboitage : étui-boite d'un seul tenant s'ouvrant
sur lui-même.
EMISSION
Ensemble d’exemplaires d’une même
édition caractérisés par le moment
où ils sont mis en vente. Divers
éléments matériels permettent de les
distinguer : titre de relai, couverture, mention fictive
d’édition, etc. Par exemple, Les Chants de
Maldoror ont été publiés en 1869
(première émission), puis,
s’étant alors mal vendus, remis en vente en 1874
(deuxième émission).
ENFER
Département d'une bibliothèque où sont
déposés les livres interdits au public. "L'Enfer
de la Bibliothèque Nationale, créé par
ordre du Premier Consul, n'est pas, comme on l'imagine
communément, une salle spéciale où de
rares privilégiés sont admis à
consulter des ouvrages défendus. C'est une petite
bibliothèque contenant environ neuf cent volumes, desquels
une douzaine passent les bornes de l'extrême licence, et dont
le reste est assez bizarrement composé de recueils
gaillards, de romans légers, de pamphlets
débraillés,(...) : toute chose, enfin, qu'un
honnête homme peut posséder parmi ses collections
sans être taxé d'infamie.(...) On a longtemps
prétendu, pour justifier l'appellation d'Enfer, que les
livres qui l'enrichissent avaient été
primitivement destinés au feU Il est plus juste de dire que
sur les ouvrages jadis condamnés au feu, il fut
prélevé des exemplaires en témoignage
justificatif du jugment." (Préface de "L'Enfer de la
Bibliothèque Nationale", par Guillaume Apollinaire).
ENLUMINURE
Illustration ou décoration à la main de
manuscrits ou plus rarement de certains imprimés
précieux.
On emploie aussi le terme de «miniature» ou plus
généralement aujourd’hui de
«peinture».
EN-TÊTE
Vignette placée au commencement d'un chapitre.
ENTRE-NERFS
Espace compris entre deux nerfs ou faux nerfs sur le dos d'un livre
relié.
ENVOI
Formule manuscrite placée au début d'un livre.
Signée ou non, elle permet d'en faire l'hommage à
quelqu'un.
EPIDERMÉE
Se dit d'une reliure lorsque de fines parties de sa surface ont
été arrachées.
EPIGRAPHE
Citation qu'un auteur place au début de son ouvrage, souvent
même sur la page de titre,
afin d'en caractériser l'esprit.
EPITRE DÉDICATOIRE
Lettre imprimée au début d'un livre et par
laquelle l'auteur dédie l'œuvre à
quelqu'un.
EPREUVES
Premières versions d’un texte imprimé
soumises à l’auteur ou à
l’éditeur pour corrections. Les exemplaires
d’épreuves très corrigées,
par Balzac ou Proust par exemple, peuvent être
considérés comme des manuscrits.
ESTAMPE
Désigne toute image réalisée au moyen
d'un élément d'impression. L'estampe compte les
impressions en creux (taille-douce, eau-forte, etc.), les impressions
en relief (gravure sur bois, etc), la lithographie et la
sérigraphie. Elle peut être unique (monotype) ou
à tirage très restreint. Il faut distinguer
l'estampe originale de l'estampe d'interprétation .
Estampe originale : elle doit être conçue par
l'artiste et c'est lui qui intervient dans la réalisation
d'élément d'impression. L'estampe est
imprimée par l'artiste ou sous sa direction.
Estampe d'interprétation : c'est une estampe dont la gravure
est réalisée à partir de l'oeuvre d'un
autre artiste.
Le terme d'estampe tend de plus en plus à remplacer celui de
gravure, ce dernier s'appliquant mal à des
procédés tels la lithographie ou la
sérigraphie.
ESTAMPAGE
(RELIURE) :
Procédé de décor de reliure par frappe
de fer ou de plaque.
ESTAMPÉ À FROID
Lettre ou motif poinçonné en creux sur les
reliures sans application d'or ou de couleur.
ESTIENNE
Dynastie d'imprimeurs qui, de père en fils, ont
marqué la production imprimée tout au long du
XVI° siècle.
ETAT
Version d’une même édition ou
d’une même planche (pour les estampes) qui peut
différer des autres par des ajouts ou des suppressions
parfois minimes.
ÉVANGÉLIAIRE
Ouvrage regroupant les passages des évangiles pour les
dimanches et fêtes.
EXEMPLAIRE RÉGLÉ
Sur les pages duquel on a tracé des lignes de mise en page.
EX-LIBRIS
Soit une inscription manuscrite sur un livre, servant à
identifier le propriétaire, soit une étiquette
placée au début d'un volume, portant le nom de
son propriétaire et souvent ses armes ou une illustration
symbolique.
F
FAC-SIMILÉ
Reproduction d'un original (gravure, carte, document, etc.) par un
procédé mécanique : photographie,
photocopie, etc. On retrouve souvent à
l'intérieur de livres des reproductions -
fac-similés - de documents anciens.
FANFARE
(RELIURE A LA)
Terme de reliure désignant des ornements à
feuillage exécutés au XVIIIe siècle
par les Eve.
FAUX-NERFS
Petites bandes de peau et de carton transversales, saillantes sur le
dos d'un livre relié.
FAUX-TITRE
C’est l’abrégé du titre
imprimé sur le feuillet précédant le
titre.
FERS
(RELIURE) :
Iinstruments pour réaliser des impressions dorées
ou à froid sur une reliure.
FEUILLET
Partie d'une feuille de papier pliée une ou plusieurs fois
sur elle-même.
FIGURE
Illustration dans le texte.
FILETS
En reliure, lames de cuivre de différentes largeurs et
longueurs utilisées pour la décoration des plats
et des dos. Ils peuvent être dorés ou non,
simples, doubles ou triples. Les mêmes filets peuvent
être réalisés à la roulette.
FILIGRANE
Le filigrane ou marque d’eau est l’empreinte
laissée dans la feuille de papier lors de sa fabrication et
visible par transparence. Il est la marque du fabricant.
FLEURON
En reliure, c'est le fer à dorer qui forme à lui
seul un motif quelconque.
FORMAT
Dimensions d'un livre, désignées par les termes :
in-folio, in-quarto, in-octavo, etc. Ces termes font
références au nombre de plis dans la feuille
imprimée. Comme le format de la feuille d'origine est
variable, la dimension obtenue au pliage l'est aussi.
FRAPPER
Marquer d'une empreinte au fer à dorer.
FRONTISPICE
Composition gravée ou imprimée placée,
en général, en regard du titre.
G
GALUCHAT
(RELIURE) :
Peau de poisson (requin ou raie) utilisée surtout au XVIIe
siècle et remis à la mode dans les
années 20 .
GARDES
Feuillets de papier, généralement blanc, parfois
décoré, placés ou collés en
tête et en fin d’un volume pour assurer la liaison
entre la couverture (ou la reliure) et le corps de l’ouvrage.
Dans des exemplaires luxueux, le relieur peut également
utiliser des matériaux précieux (peau,
étoffes, etc.) pour les gardes.
GAUFRÉ
Papier résentant un certain relief grâce
à une mise en forme spéciale.
GOUTTIÈRE
Tranche d'un livre opposée au dos et
généralement concave.
GRANDS PAPIERS
Expression réservée aux exemplaires de luxe
imprimés à l’origine, avec de plus
grands formats, d’où l’appellation
«grands papiers». Avec aussi des tirages restreints
et numérotés, imprimés sur des
matières nobles (peau de vélin et papier de
Hollande pour les livres anciens, papier de Chine, du Japon et aussi
papier de Hollande plus tard). Ces «grands papiers»
sont aussi appelés «exemplaires de
tête» ou «tirages de
tête».
GRAVURE
Souvent utilisé dans le même sens qu'estampe, on
tend de plus en plus à ne l'employer que pour les estampes
gravées en creux ou en relief. Gravure originale : Gravure
dessinée et gravée par un seul et même
artiste.
GRAVURE ORIGINALE
L’élément imprimant (cuivre, acier,
zinc, pierre, bois) doit avoir été
dessiné et gravé de la main même de
l’artiste. Le nombre des épreuves est
d’ordinaire indiqué. Lorsqu’elles sont
intégrées à un livre, «la
justification» du tirage se trouve à la fin de
l’ouvrage.
GOUTTIERE
(RELIURE) :
Partie du livre opposée au dos (tranche
extérieure).
H
HEURES
(LIVRE D')
Recueil de prières et d'offices, le plus souvent
calligraphié et orné de miniatures et
d'enluminures. (Le livre d'Heures le plus
célèvre, "Les très riches Heures du
Duc de Berry", oeuvre des frères Limbourg, est l'un des plus
beaux manuscrit enluminé du Xve siècle.). Les
livres d'Heures ont été
exécutés en grand nombre au moyen-âge.
HOLLANDE
(PAPIER)
Papier de luxe fort et vergé d’excellente
qualité et fabriqué à
l’origine en Hollande..
HORS-COMMERCE
Publications non mises dans le commerce ou que l'on ne retrouve pas
dans un réseau de librairies. C'est le cas de publications
dont le tirage est limité et réservé
aux membres d'un groupe et à leurs amis : édition
intime, édition en souscription ou club, édition
corporative offerte aux clients, édition clandestine ou
pirate. C'est le cas également d'une partie d'un tirage
souvent numéroté ou limité,
réservée aux souscripteurs ou aux collaborateurs.
Dans ce cas, le justificatif annonce le nombre d'exemplaires ainsi
réservés.
HORS-TEXTE
Toute page qui, ne faisant pas partie du corps d'un livre, est
ajoutée à des fins d'illustration ou pour la
documentation d'un ouvrage.. Les hors-texte ne sont
généralement pas foliotés. Gravures,
eaux-fortes, cartes, plans, fac-similés
complètent l'ouvrage. On peut opposer à
hors-texte l'expression in-texte.
L
LETTRE
(AVANT LA)
Epreuve d'une gravure ou d'une estampe tirée avant qu'on ait
placé au bas l'inscription qui en indique le
sujet et par conséquent avant que la planche ne soit
usée par le tirage.
LETTRINE
Lettre de gros corps dessinée spécialement ou
non, ornée ou non, placée au commencement d'un
chapitre
et d'un paragraphe.
LIBELLE
Écrit court et polémique.
LITHOGRAPHIE
Procédé d'impression
réalisé au moyen d'une pierre traitée
de façon à ce que l'encre reste sur le dessin
à imprimer (effectué sur la pierre avec un crayon
gras), mais que cette encre soit rejetée par les parties en
blanc
( qui sont préalablement mouillées). C'est un
procédé d'impression à plat, et non de
gravure.
Mise au point au début du XIXe siècle.
L’élément imprimant est une pierre
calcaire sur laquelle l’artiste dessine au crayon ou
à l’encre grasse. La pierre et le papier passent
ensuite sous la presse. Voir aussi «estampe».
LIVRE DE PEINTRE
Il unit auteurs et artistes peintres, et par ce terme on
désigne généralement les livres
illustrés de gravures originales par de grands artistes,
tels que Delacroix, Manet, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Ernst, Dali,
Picasso, Derain... Ils sont le plus souvent à tirage
restreint et sur papier de luxe.
LIVRE D'ARTISTE
Ouvrage à priori entièrement conçu et
réalisé par le peintre.
LIVRE DE RAISON
Expression designant anciennement un journal intime avec des occurences
à caractère religieux.
M
MANCHETTE
Texte écrit ou imprimé en marge d’une
page et résumant le contenu d’un chapitre ou
d’un paragraphe.
MARBRE
Plaque de fonte où l'on impose les formes.
MARBRER
Mélange de différentes couleurs formant des
motifs répétés, à reporter
sur une feuille de papier, sur les tranches d'un livre, ou
même, anciennement, sur une peau de cuir pour la reliure.
MARGE
Espace libre de texte en tête, au pied ou sur les
côtés d'une page. On dit ces quatre cas : marge de
tête, marge de pied, marge intérieure et marge
extérieure.
MANIERE NOIRE
(Mezzotinto)
Procédé de taille-douce consiste à
créer sur la surface de la plaque un réseau de
petites cavités grâce à un outil
appelé berceaU La plaque étant ainsi
travaillée, on se sert d'autres outils pour
écraser le grain de la plaque lui rendant alors un aspect
plus ou moins lisse, ce qui donnera sur l'estampe des blancs ou des
gris sur le fond noir.
MAROQUIN
(RELIURE) :
Cuir de chèvre, venant à l’origine du
Maroc. C’est le plus noble des cuirs. Il est épais
et solide.
MINIATURE
A l'origine, lettre ornée colorée en rouge au
minium (d'où le mot "miniature"). Tout ornement
écrit ou peint avec une encre de couleur. Se dit aussi de
peintures fines représentant de petits sujets,.
MINUSCULE
Livre de très petit format, ne dépassant pas 70
millimêtres de hauteur.
MONOGRAMME
Composition graphique formée de la réunion de
plusieurs lettres d'un nom, entrelacées en un seul
caractère.
MORS
(RELIURE) :
Limite entre le dos et les plats du livre.
MOSAÏQUÉE
(RELIURE)
Décoration réalisée au moyen de
morceaux de peau de différentes couleurs.
MOUCHETÉE
(TRANCHE)
Tranche tachetée de petits points.
MOUILLURES
Taches formées sur le papier par l'absorbtion d'une certaine
quantité d'eaU
N
NERFS
(RELIURE) :
Ils servent à la couture des cahiers et font saillie au dos
de la reliure. Certaines reliures
sont à dos lisse ou à faux nerfs.
P
PARCHEMIN
(RELIURE) :
Peau de mouton ou d’âne, traitée
à la chaux, à l’aspect blanc et
translucide, parfois légèrement marbré.
PATRON
(COLORIAGE AU)
Coloriage à la main au moyen de pochoirs
découpés.
PEAU DE TRUIE
(RELIURE) :
Peau de cochon, utilisée principalement au XVIe
siècle, souvent estampée à froid.
PERCALINE
(RELIURE) :
Toile fine utilisée en reliure dès
l’époque romantique.
PHOTOGRAPHIE
La photographie originale a d’abord été
collée, dans le livre, comme moyen d’illustration.
A partir 1850, elle acquière ses lettres de noblesse en
devenant un moyen d'expression unanimement reconnu exemple
Dès 1852
Maxime Du Camp et Flaubert collaborent pour éditer leur
fameux "Egypte, Nubie, Palestine et Syrie".
PHOTOGRAVURE
Procédé de reproduction pour tirage
typographique. Dérivé de la technique en relief
de la gravure sur bois.
PHOTOTYPIE
Procédé de reproduction par contact direct avec
la gélatine. Dérivé du tirage
photographique
PIRATE
(EDITION)
Edition réalisée sans l'autorisation de l'auteur
ou des titulaires du droit d'auteur. On parle alors
d'édition clandestine ou de contrefaçon.
PLACARD
Ouvrage se composant d'une seule feuille ou d'un fragment de feuille,
formant 2, 4, 8 ou 16 pages. C'est également une preuve
d'une composition non mise en page.
PLANCHE
Estampe tirée à l'aide d'une planche
gravée, servant à illustrer un livre ; par
extention : toute illustration
hors-texte placée dans un livre.
PLAQUE
(RELIURE) :
Décor gravé sur métal
appliqué d’un seul tenant sur un plat de reliure.
PLATS
(RELIURE) :
les deux parties formant la couverture d'un livre relié. Le
contreplat etant le verso d'un plat.
PLAQUETTE
Petit imprimé de peu de pages.
PLEINE
(RELIURE)
Reliure dont couverture en entier, dos et plats, est faite de la
même matiere.
POCHOIR
Procédé manuel de mise en couleurs. Le coloriage
se fait à travers une fenêtre en carton, zinc,
cuivre ou aluminium, découpée selon les contours
de la couleur choisie. Les couleurs sont passées au pinceau
ou
à l’aide d’une brosse, les unes
après les autres ou par superposition.
POINT TYPOGRAPHIQUE
La soixante-douzième partie du pouce. 2660 points au
mêtre. 2 points 66 au millimêtre.
POINTE SÈCHE
(GRAVURE)
Estampe en taille-douce réalisée à
l'aide de l'outil du même nom qui, au lieu de graver le
métal lui-même,
l'écrase en laissant de chaque côté des
crêtes appelées barbes.
PRÉFACE
Texte préliminaire placé en tête d'un
livre, contenant les explications que l'auteur a jugé
nécessaire de donner, ou ayant été
écrit par une personnalité ayant
autorité pour porter un jugement.
PRÉFACON
Édition sans autorisation d’un texte, parue avant
l’édition originale préparée
par l’auteur. Elle était fabriquée
généralement en Belgique au XIXe
siècle à partir de textes ou feuilletons parus
dans des périodiques (édition
pré-originale).
PRÉFACE
Texte préliminaire placé en tête d'un
livre, contenant les explications que l'auteur a jugé
nécessaire de donner,
ou ayant été écrit par une
personnalité ayant autorité pour porter un
jugement.
PRINCEPS
(EDITION)
Première édition imprimée d'un ouvrage
d'un auteur ancien ayant vécu avant l'invention de
l'imprimerie.
PROTE
Chef des ouvriers d'une imprimerie.
R
RACINAGE
Peau dont la marbrure rappelle l'aspect des racines d'arbres.
RÉCLAME
Dans les éditions anciennes, mot placé
isolément dans le coin inférieur droit de la page
et qui rappelle le premier mot de la page suivante. Elle servait
à vérifier l'ordre des feuilles et des cahiers et
à en faciliter l'assemblage.
RECUEIL FACTICE
Il réunit sous une même reliure des brochures ou
plaquettes éditées
séparément, en général sur
un même thème.
RÉGLÉ
(éxemplaire réglé)
Encadrement du texte tracé à la main et
à la plume, presque toujours à l’encre
rouge, en vue de souligner la disposition harmonieuse de la typographie
d’une page. C’est une marque de soin particulier
porté à un exemplaire.
RÉIMPOSITION
Les tirages de luxe d'un format plus grand que celui des exemplaires
ordinaires sont dits "réimposés".
RÉIMPRESSION
Nouveau tirage d'un volume pour lequel on a fait usage des
mêmes plaques ou des mêmes clichés
d'imprimerie. Certainséditeurs présentent des
livres nouveaux qui ne sont en fait que des réimpressions en
fac-similé.
REMARQUE
Petite esquisse gravée dans la marge d'une estampe qui
servait au graveur à se rendre compte du degré de
morsure de la plaque (voir eau-forte). Ces remarques étaient
effacées par la suite ; leur présence est donc
l'indice que l'estampe est une épreuve d'essai.
REMBOITAGE
Livre placé dans une reliure qui n’est pas sa
reliure d’origine.
ROUSSEURS
Taches brunes ou sépia dépréciant le
papier. Rares dans les volumes du XVIIIe siècle, elles sont,
pour des raisons différentes, plus fréquentes
dans ceux du XVII° et dans les ouvrages de la seconde
moitié du XIX°. Elles résultent d'une
mauvaise combinaison de l'encre, des agents de blanchiment du papier et
de l'encollage de la feuille. L’humidité favorise
leur développement.
RUBRIQUE
Rehaut coloré à la plume ou au pinceau de
certaines lettres dans les premiers livres imprimés sur un
implacement qui leur est résèrvé leur
de la composition typographique.
ROULETTE
En reliure, petit instrument servant à pousser un filet ou
un motif qui se répète, doré ou non.
S
SANGUINE
Dessin fait avec un crayon d'ocre rouge. Gravure imitant ce dessin.
SATINÉ
(PAPIER)
Papier qui a été brillanté par
compression.
SCRIPTORIUM
Dans les monastères, pièce
réservée aux copistes.
SÉPIA
Pigment brunâtre extrait de la seiche et utilisé
à partir du XVIe siècle pour les dessins au lavis.
SÉRIGRAPHIE
Procédé d'impression qui consiste à
faire passer de l'encre avec une raclette à travers un
écran de soie dont certaines parties ont
préalablement été bouchées
selon diverses méthodes.
SERPENTE
Feuille faite d'un papier très mince et sans colle,
destinée principalement à protéger les
gravures contre le maculage.
SIGNATURE
Indication en lettres (et plus tard en chiffres) dans les marges
inférieures des premières pages de chaque
feuillet ou de chaque cahier d'un livre, destinée
à faciliter le bon ordre de l’assemblage des
cahiers. En comptant le nombre de feuillets d'un cahier portant la
même signature, on peut déterminer le format d'un
livre.
SIGNET
Sert à marquer la page. C'est ordinairement un ruban de
soie, fixe ou pas, simple ou multiple. Le lecteur peut aussi utiliser
un signet imprimé servant le même office
SIMILIGRAVURE
Procédé de gravure qui permet de reproduire les
teintes au lavis.
SUITE
Série de gravures, en général
d’un même artiste. Plus fréquemment, de
nos jours, une série de gravures accompagnant un livre,
tirée à un petit nombre
d’épreuves, souvent en différents
états et sur des papiers
différents de celui du livre.
SUITE DE GRAVURES
Tirage spécial des gravures d'un ouvrage, souvent
imprimées sur un papier de qualité
différente, et insérées dans certains
exemplaires de luxe de cet ouvrage. Il peut aussi s'agir
d'épreuves d'états avec remarques par exemple ou
d'une couleur différente de celle de l'état
définitif.
T
TABELLAIRE
(IMPRESSION)
Impression réalisée à partir de
tablettes de bois ou de métal gravées. Voir
Xylographie.
TAILLE D'ÉPARGNE
Gravure sur bois consistant à creuser la planche de chaque
côté du trait, qui ainsi apparait en relief.
TAILLE-DOUCE
Procédé de gravure en creux où le
dessin est gravé directement sur une plaque de
métal à l'aide de divers outils. Les
procédés de taille-douce sont : le burin, la
pointe-sèche et la mezzotinto.
TÊTE
(RELIURE) :
Partie supérieure du livre.
TÊTE
(EXEMPLAIRE DE)
Exemplaire d'un livre tiré sur beau papier d'un tirage
toujours plus luxueux que le tirage courant, et
fort prisé des bibliophiles.
TIERCE
Dernière épreuve revue par le correcteur avant
tirage.
TIRAGE
En gravure, c’est le nombre déterminé
d’épreuves obtenues à partir de la
même matrice.
Pour le livre, le tirage est l’ensemble des exemplaires
d’un ouvrage imprimés en une seule fois.
C’est à partir de la seconde moitié du
XIXesiècle que les bibliophiles ont suscité des
tirages limités et numérotés, sur un
ou plusieurs beaux papiers. Voir aussi «justification de
tirage».
TIRÉ A PART
Impression séparée, à tirage
restreint, d’un texte paru dans une revue ou un recueil
collectif. Il constitue souvent
la véritable édition originale (dite
«pré-originale») d’un texte.
TITRE
On entend généralement par
«titre» la page comportant les
éléments matériels permettant
d’identifier l’ouvrage : l’auteur, le
titre du livre, l’illustrateur,
l’éditeur, les date et lieu
d’édition, etc. Il est souvent
précédé d’un feuillet de
faux-titre qui donne, presque toujours, le titre seul,
simplifié.
TITRE COURANT
Rappel parfois abrégé du titre de
l’ouvrage placé dans la marge
supérieure de chaque page.
TITRE DE RELAI
Pour écouler une partie d’invendus d’un
ouvrage, on remplace le titre par un nouveau feuillet de titre,
appelé alors «titre de relai».
TRANCHEFILE
Broderie en fils de soie de couleurs placée en
tête et en queue du corps d'ouvrage. Son rôle est
de renforcer les coiffes.
TRANCHES
(RELIURE) :
Les trois côtés du livre formés par
l’épaisseur des pages. Selon les
époques, elles peuvent être jaspées,
dorées, argentées, ciselées, peintes,
marbrées, mouchetées, rougies ou jaunies.
TOILE
(RELIURE) :
Utilisée en reliure à partir de
l’époque romantique.(Cf. percaline)
TYPOGRAPHIE
Procédé d'impression sur formes en relief par
assemblage de caractères mobiles.
V
VEAU
(RELIURE) :
Le plus employé de tous les cuirs en France. l'Italie
preferre les velins.
VÉLIN
(PAPIER)
Papier sans grain, lisse et satiné, qui rappelle par sa
très grande finesse la peau de vélin. Se dit aussi
en général de tout papier qui n'est pas
vergé.
VELIN
(RELIURE) :
Peau d’agneau de belle qualité. Elle est
traitée comme le parchemin, mais présente un
aspect plus fin et plus blanc.
VERGÉ
(PAPIER)
On appelle papier vergé celui qui laisse apercevoir par
transparence les empreintes des fils métalliques
(vergeures et pontuseaux) formant le fond du moule dans lequel il a
été fabriqué. La même
texture est
donnée à des papiers à la
mécanique qui portent le nom de vergé.
VIGNETTE
À l’origine un ornement dans un texte
imprimé, en forme de pampres qui lui donnent son nom. Elle
devient une estampe de petite dimension, sur bois ou sur
métal, agrémentant et décorant un
texte, employée en bandeau, en cul-de-lampe ou en in-texte.
X
XYLOGRAPHIE
Gravure sur bois, du grec Xilos.
XYLOGRAPHIQUE
(IMPRESSION)
Livre entièrement imprimé par le
procédé de la gravure sur bois. Dans les
années qui précédèrent
l'apparition des caractères mobiles, on imprimait
déjà des livres à l'aide de planches
de bois gravées. Ces livres étaient
composés surtout d'images, la technique ne permettant
guère l'impression de textes élaborés.
Ces premiers livres tabellaires concurrencèrent pendant
quelque temps ceux imprimés avec des caractères
mobiles. Mais la supériorité de la typographie
était si nette qu'elle supplanta rapidement l'ancienne
technique, du moins pour ce qui est de l'impression du texte. Quant aux
graveurs sur bois, notamment les cartiers à Lyon, ils
continuèrent à produire des images qui furent
bientôt intégrées dans les livres
imprimés.